Rencontre au rectorat avec la DAACet la DAEMI, lundi 21 mars 2016

Lors de l’assemblée générale de l’association du 13 janvier 2016, des collègues ont évoqué l’initiative spontanée de professeurs documentalistes au niveau national et académique qui envisageaient de boycotter la semaine de la presse et des médias organisée par le CLEMI. Il nous a semblé opportun de porter cette action inédite à la connaissance de la déléguée académique à l’action culturelle (DAAC) et de la déléguée académique à l’éducation aux médias et à l’information (DAEMI), par un courrier expédié le 26 janvier dernier.

Mme Françoise GUITARD, DAAC, nous a donc proposé un entretien au Rectorat lundi 21 mars, en présence de M. Thierry ARNOUX, IA-IPR-EVS, et de Mme Emmanuelle GRIFFON, DAEMI.

Nous avons pu préciser à nos interlocuteurs les raisons de ce mouvement d’exaspération des professeurs documentalistes et évoquer, en particulier, la communication sur l’édition 2016 de la semaine de la presse et des médias à l’école qui oublie totalement les professeurs documentalistes alors qu’ils assurent souvent l’organisation concrète de cet événement dans les établissements du second degré. Au-delà de cet événement ponctuel, il est aussi rappelé à nos interlocuteurs que les professeurs documentalistes se sont saisis de l’éducation aux médias et à l’information depuis de nombreuses années, bien avant que ne soit mise en avant cette problématique, et qu’ils l’enseignent au quotidien dans les collèges et les lycées. De même avons-nous pu évoquer une certaine inquiétude de la profession quant à l’absorption du CLEMI par CANOPÉ et une vision de l’EMI qui nous semble restrictive et pas à la hauteur des enjeux.

Nos interlocuteurs nous ont précisé que la DAEMI dans l’académie de Caen ne dépendait en aucun de cas de CANOPE mais du Rectorat. M. ARNOUX a reconnu que cette action de boycott de la semaine de la presse intervient dans un contexte plus large de mécontentement des professeurs documentaliste, lié à la réforme du collège qui les mentionne peu. Nos interlocuteurs estiment que les professeurs documentalistes n’ont pas le monopole de l’EMI, de même que le CLEMI est un opérateur non exclusif de l’EMI. Mme Griffon nous a ainsi expliqué que ses actions en tant que DAEMI ne rentraient pas toutes dans des dispositifs du CLEMI. Nous avons indiqué que nous regrettions que la réforme du collège intègre l’EMI dans les programmes scolaires sans reconnaître un rôle spécifique (et non pas exclusif) au professeur documentaliste.

A la fin de l’entretien, M. ARNOUX a évoqué très brièvement d’autres points relatifs à notre profession qui nous semblent essentiels, tels que les obligations règlementaires de service et la place du professeur documentaliste dans les EPI et dans l’AP. Ces points mériteront sans aucun doute un autre entretien entre les IPR-EVS de l’académie et notre association.

Pour l’AEDAC :
Camille BROUZES & Christophe BREL